Indice Normandin Beaudry sur la situation financière des régimes de retraite au 30 juin 2026
Normandin Beaudry a mis à jour au 30 juin 2026 son indice qui suit la situation financière des régimes de retraite à prestations déterminées au Canada.
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Le 3 septembre 2024, de nombreuses organisations sous réglementation fédérale assujetties à la Loi sur l’équité salariale (la Loi) devaient avoir affiché la version définitive de leur plan d’équité salariale. Au-delà de cette obligation, les organisations doivent également préparer et déposer une déclaration annuelle et mettre à jour leur plan d’équité salariale.
Les travaux en matière d’équité salariale peuvent également avoir révélé des incohérences. Même si celles-ci ne sont pas visées par la Loi, aller au-delà des exigences permet de favoriser des pratiques de rémunération plus équitables et harmonisées.
Ce communiqué fait le point sur les prochaines étapes et rappelle quelques éléments essentiels à la conformité continue en matière d’équité salariale, tout en explorant des façons d’optimiser les pratiques de rémunération.
Les employeurs du secteur privé ont l’obligation de conserver une copie de la version définitive du plan d’équité salariale, ainsi que des documents relatifs à son établissement, et ce, jusqu’au jour où ils affichent la version définitive du plan mis à jour. Une conservation prolongée des dossiers peut faciliter la mise à jour du ou des plans.
Au-delà du respect des exigences légales de tenue de registres, une gestion documentaire rigoureuse facilite les réponses à de possibles questions, avis d’objections, plaintes ou enquêtes, et contribue à :
Les employeurs qui ont établi un plan d’équité salariale ont aussi l’obligation de déposer leur première déclaration annuelle à la Commissaire à l’équité salariale au plus tard le 30 juin suivant le troisième anniversaire de leur assujettissement à la Loi. Par exemple, une organisation devenue assujettie en août 2021, lors de l’entrée en vigueur de la Loi, devait afficher son plan au plus tard le 3 septembre 2024 et doit transmettre sa première déclaration annuelle d’ici le 30 juin 2025.
Toutefois, si une prolongation a été obtenue pour afficher la version définitive du plan, la première déclaration annuelle doit être déposée au plus tard le 30 juin de l’année suivante. Par exemple, si un employeur obtient une prolongation d’un an jusqu’au 3 septembre 2025, il devra déposer sa première déclaration annuelle d’ici le 30 juin 2026.
Si vous avez plus d’un plan d’équité salariale, les informations relatives à chaque plan doivent être fournies séparément, mais dans une seule déclaration annuelle.
Ensuite, une déclaration doit être déposée au plus tard le 30 juin de chaque année. Les renseignements restent généralement les mêmes d’une année à l’autre, sauf en cas de mise à jour du plan avant l’échéance de cinq ans.
Consultez notre aide-mémoire avant de remplir votre déclaration annuelle.
Les employeurs assujettis à la Loi doivent mettre à jour leur plan d’équité salariale au moins tous les cinq ans. Pour les employeurs assujettis à la Loi à son entrée en vigueur, cela signifie que la première mise à jour du plan est attendue au plus tard le 4 septembre 2029.
Cette mise à jour vise à corriger tout écart de rémunération découlant de changements susceptibles d’avoir eu une incidence sur l’équité salariale depuis l’affichage le plus récent du plan d’équité. Le maintien de l’équité salariale nécessitera plusieurs analyses au fil du temps. Ces mises à jour doivent être réalisées en comité si votre organisation compte :
Cette mise à jour est obligatoire tous les cinq ans, mais elle peut être faite plus fréquemment, par exemple chaque année, pour :
Une approche proactive est donc suggérée pour maintenir l’équité salariale. Selon la culture et les relations de travail de l’organisation, des réunions du comité peuvent être organisées plus régulièrement pour réaliser des analyses ponctuelles lors de changements majeurs, tels que :
Qu’elles soient formalisées ou non dans une mise à jour officielle du plan d’équité salariale, ces actions contribuent à assurer une rémunération équitable et le respect du cadre législatif.
Il est important que les organisations vérifient les dates et obligations propres à leur situation pour garantir leur conformité en matière d’équité salariale. Certaines situations particulières peuvent nécessiter un examen attentif :
Selon la situation de chaque organisation, il peut être pertinent de confirmer les obligations applicables auprès de spécialistes.
L’équité salariale permet également d’établir un processus pour maintenir l’équité interne au sein de l’organisation. La mise en place de mécanismes réguliers de révision et de suivi des pratiques de rémunération entre les différents groupes d’employé(e)s permet de viser une équité interne à long terme favorisant une culture organisationnelle inclusive et équitable, y compris pour les catégories d’emplois neutres et à prédominance masculine.
L’analyse de l’équité salariale peut aussi révéler des enjeux plus larges. Par exemple, comme l’exercice ne considère pas les catégories d’emplois neutres, leur rémunération pourrait ne pas cadrer avec les principes d’équité interne. Certains emplois à prédominance masculine pourraient aussi être sous-évalués par rapport à d’autres emplois comparables. Enfin, même en l’absence d’écarts salariaux formels selon la Loi, il est important d’identifier et de corriger les déséquilibres internes pour garantir une rémunération équitable.
Pour discuter de la meilleure stratégie à adopter en fonction de votre réalité, communiquez avec nos spécialistes ou écrivez-nous.