Prévisions d’augmentations salariales 2025 : une légère diminution des budgets

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septembre 2023

Augmentations salariales 2024 : des budgets toujours élevés

Près de 700 organisations réparties dans tout le Canada ont participé à la 13e édition de l’Enquête sur les augmentations salariales de Normandin Beaudry au cours de l’été 2023. Les données, rigoureusement analysées par nos spécialistes en rémunération, fournissent des repères pour faciliter la prise de décisions stratégiques en rémunération.

À VENIR : Les résultats qui sont ressortis des réponses obtenues aux questions thématiques seront partagés prochainement avec toutes les organisations participantes dans un envoi spécial. Cette année, voici les thèmes abordés :

  • la bonification annuelle à la performance;
  • les politiques de télétravail et d’aménagement du temps de travail;
  • la transparence salariale;
  • la gestion de la rémunération dans un contexte économique particulier et dans un marché de l’emploi difficile;
  • l’équité, la diversité et l’inclusion.
FAITS SAILLANTS

En réponse au contexte économique incertain et aux conditions difficiles du marché de l’emploi (taux de chômage faible et pénurie de talents), les organisations gagneraient à gérer les salaires de façon proactive et stratégique. À la lumière des résultats de cette enquête, de votre profil de main-d’œuvre et de votre infrastructure de rémunération, commencez dès maintenant la planification de vos budgets.

La conjoncture nationale fait pression sur les organisations et cela se traduit, encore cette année, par des augmentations généreuses. Les budgets moyens d’augmentations salariales prévus au Canada sont moins élevés que ceux des deux dernières années, mais demeurent élevés, se situant autour de 3,6 % pour 2024, en excluant les gels des salaires. De plus, seulement 1 % des organisations ont effectué un gel salarial en 2023 et 2 % prévoient le faire pour 2024 : un pourcentage particulièrement faible, qui s’explique par le contexte actuel, car le pourcentage de gel salarial se situait habituellement entre 3 et 5 % avant la pandémie.

Les organisations continuent de s’adapter aux pressions du marché comme le démontrent les résultats : les augmentations salariales moyennes accordées en 2023 au Canada ont atteint 4,1 %, pour se situer entre les projections initiales de 3,8 % et 4,2 % (publiées respectivement en juillet 2022 et en février 2023).

Au Canada, plus de la moitié des organisations n’ont mis aucune mesure en place pour faire face à un possible ralentissement économique, principalement en raison de la pression relative à la pénurie de main-d’œuvre.

UNE TENDANCE GÉNÉRALISÉE

Les organisations de toutes les structures de propriété prévoient des budgets importants en 2024 :

  • Secteur privé (organisations non cotées en bourse) : 3,6 %
  • Organisme à but non lucratif : 3,6 %
  • Secteur privé (organisations cotées en bourse) : 3,5 %
  • Secteurs public et parapublic : 3,3 %
SECTEURS QUI SE DÉMARQUENT

Au Canada, les organisations œuvrant dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques se sont démarquées avec un budget d’augmentations salariales de 4,8 % pour 2023, comparativement au budget de 4,2 % initialement prévu.

Pour 2024, les organisations des secteurs d’activité suivants sortent du lot avec des budgets d’augmentations salariales prévus supérieurs à la moyenne :

  • Services professionnels, scientifiques et techniques : 3,9 %
  • Services immobiliers, de location et de location à bail : 3,9 %
  • Hautes technologies : 3,9 %
  • Pharmaceutique et biotechnologie : 3,8 %
  • Fabrication (biens durables) : 3,8 %
  • Services d’hébergement et de restauration : 3,7 %
L'évolution des augmentations salariales
PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES
TOUJOURS D’IMPORTANTS DÉFIS POUR LES ORGANISATIONS

Le contexte économique particulier représente un casse-tête pour les organisations. Les principaux indicateurs économiques en témoignent :

  • Le taux de chômage augmente légèrement dans la dernière année, mais demeure faible : 5,5 % au Canada, comparativement à 4,9 % à pareille date en 2022.
  • L’indice des prix à la consommation (« IPC ») en décélération au cours des derniers mois : augmentation de 3,3 % d’une année à l’autre en juillet au Canada, ce qui est légèrement supérieur à la fourchette de 1 à 3 % visée par la Banque du Canada. Bien que nous connaissions un ralentissement de l’inflation, les taux d’intérêt demeurent élevés et l’impact de la hausse des taux commence à avoir une incidence sur les consommateurs.
  • La pénurie de main-d’œuvre généralisée en Amérique du Nord principalement causée par le vieillissement de la population, les changements de carrière et les départs hâtifs à la retraite à la suite de la pandémie.
  • Le risque de récession , principalement en raison de :
    • L’augmentation des taux d’intérêt ;
    • La pénurie de main-d’œuvre, même en dépit de l’augmentation de l’immigration au cours des derniers mois, laquelle a permis à l’économie canadienne de surprendre avec un rythme de croissance au-delà des attentes au cours du 1er semestre de 2023.
BUDGETS D'AUGMENTATIONS SALARIALES

En 2023, les organisations ont accordé des augmentations légèrement inférieures au budget prévu, puisque la moyenne des augmentations s’élève à 4,1 % au Canada, comparativement à la projection de 4,2 % publiée en février dernier (excluant les gels). Ces chiffrent témoignent d’une certaine prudence de la part des organisations. Au cours des dernières années, nous avions observé l’inverse, c’est à dire des budgets accordés supérieurs aux budgets prévus.

Le Québec, l’Ontario, la Colombie-Britannique et le Yukon ont présenté des budgets prévus pour 2024 supérieurs ou égaux à la moyenne canadienne, laquelle se chiffre à 3,6 %, tandis que les autres provinces et territoires ont prévu des budgets d’augmentations salariales pour 2024 légèrement inférieurs à la moyenne canadienne.

BUDGET SUPPLÉMENTAIRE D'AUGMENTATIONS SALARIALES

En 2023, près de la moitié des organisations canadiennes ont accordé un budget supplémentaire de 1,3 % en moyenne, ce qui s’avère être un budget supplémentaire légèrement inférieur à la projection initiale de 1,4 %. Pour 2024, les projections indiquent que 43 % des organisations prévoient un budget supplémentaire de 1,0 % en moyenne. Les organisations sondées prévoient d’utiliser ces fonds supplémentaires pour :

  • Ajuster les salaires en fonction du marché (75 %)
  • Fidéliser les personnes occupant des rôles stratégiques/cruciaux (58 %)
  • Différencier la rémunération du personnel à haut rendement (55 %)
  • Fidéliser les membres du personnel qui pourraient envisager de changer d’employeur (46 %)
  • Adresser les problèmes de et d’équité interne (40 %)
  • Accélérer la progression des personnes qui sont au bas de leur échelle salariale (39 %)
  • Offrir des augmentations salariales hors cycle (24 %)
Budget total d’augmentations salariales (incluant le budget supplémentaire)

En ajoutant le budget supplémentaire au budget d’augmentations salariales, la moyenne canadienne du budget total prévu atteint 3,9 %, celle du Québec 4,3 % et celle de l’Ontario 3,9 %.

Augmentation de la structure salariale pour les emplois non syndiqués

Il s’agit d’une augmentation largement plus élevée que celles observées historiquement, comme l’illustre l’augmentation moyenne de la structure salariale accordée au Canada lors des trois dernières années (excluant les gels) :

  • 2022 : 3,0 %
  • 2021 : 2,1 %
  • 2020 : 2,2 %

Pour 2024, les projections indiquent une diminution des budgets d’augmentation de la structure salariale prévus par les organisations pour s’établir à 2,9 % en moyenne, comparativement à 3,4 %, pour les budgets d’augmentations accordés en 2023 (excluant les gels).

Les augmentations accordées et prévues élevées témoignent de la forte pression sur le marché : les organisations redoublent d’efforts pour améliorer la compétitivité de leur structure.

Conclusion

Bien que les budgets d’augmentations salariales prévus soient élevés encore une fois cette année, il faut néanmoins faire preuve de prudence, car les augmentations salariales représentent un accroissement permanent des coûts fixes.

Face à ce contexte qui peut représenter un casse-tête pour plusieurs organisations, ces dernières auront avantage à faire preuve de créativité pour se distinguer, notamment en choisissant le bon équilibre entre les composantes monétaires et non monétaires dans leur offre de rémunération globale. Selon les experts de Normandin Beaudry, c’est cet équilibre qui aidera vraiment les organisations à se démarquer de la concurrence.

Communiquez avec nos spécialistes animés par la rémunération globale pour en savoir plus sur les résultats de cette enquête.

Nos coordonnées

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