Publications

  • Agrandir le texte
  • Rapetisser le texte
  • Imprimer
Normandin Beaudry

La politique du médicament au Québec

LinkedIn

noir sur blanc

Communiqué NB Vol. 7 N. 23, décembre 2004

Le 16 décembre dernier, le ministre de la santé et des services sociaux, M. Philippe Couillard déposait un document de consultation sur la politique du médicament au Québec.

Bien que le but premier de cette politique soit de décrire les principes qui guideront les décisions et les actions du gouvernement face aux médicaments à l’avenir, il appert que quelques unes d’entre elles auront certainement un effet sur les régimes privés d’assurance collective.

Les 34 propositions ministérielles contenues dans le document de consultation tournent autour de quatre axes principaux, soient l’accessibilité aux médicaments, l’établissement d’un prix juste et raisonnable des médicaments, l’utilisation optimale des médicaments et le maintien d’une industrie pharmaceutique dynamique au Québec.

Une des propositions ministérielles incluse dans le document, vise à mettre fin à la politique de non-augmentation du prix des médicaments. En effet, le gouvernement souhaiterait plutôt instaurer un mécanisme pour encadrer l’augmentation des prix des médicaments et permettre la conclusion d’ententes avec les fabricants afin que des mesures compensatoires puissent être mises en place. Ces mesures prendraient diverses formes telles que le versement d’une compensation financière annuelle au gouvernement, la prise en charge de la marge du grossiste par le fabricant, etc.

Bien que ces ententes ne viennent diminuer que le coût pris en charge par le gouvernement, il est stipulé dans le document déposé par le ministre Couillard que le gouvernement prendrait les mesures qui s’imposent pour garantir le traitement équitable des assurés des régimes privés par rapport aux assurés du régime public.

Une autre proposition vise à réglementer le prix des médicaments génériques (copies des médicaments d’origine) en limitant le prix du premier médicament générique à 60 % du prix du médicament d’origine et à 54 % le prix des autres médicaments génériques.

Les différents intervenants dans le marché du médicament s’accordent sur le fait que la mauvaise utilisation des médicaments engendre des coûts inutiles et substantiels. Dans son effort de tendre vers cette optimisation du traitement médical, le gouvernement favoriserait la transmission de l’intention thérapeutique du médecin traitant au pharmacien qui pourra alors ajuster son intervention selon l’intention thérapeutique visée.

D’autres propositions ministérielles vont également dans ce sens; l’ajout à la ligne Info-Santé / CLSC un service info-médicament, l’instauration de différentes mesures de sensibilisation et d’information au public québécois, l’intégration du concept de l’utilisation optimale à la formation universitaire des différents professionnels concernés, la transmission aux médecins du profil de prescripteur leur permettant de se situer par rapport à des groupes de pairs, la mise en place d’outils informatisés pour les cliniciens, etc.

Il est cependant évident que le changement dans les habitudes de consommation des gens visé par ces actions ne se fera sentir qu’à long terme sur les coûts des régimes privés et public.

Le document sera soumis à la population via une commission parlementaire débutant le 1er mars 2005.

Soyez assurés que nous suivrons de près ce dossier et que nous vous tiendrons informés des développements dans cette affaire.

 

Pour obtenir plus de renseignements à ce sujet, communiquez avec les conseillers de Normandin Beaudry.

514.285.1122
 
630, boul. René-Lévesque Ouest, 30e étage
Montréal (Québec) H3B 1S6