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octobre 2018

Réflexion ravivée sur le cannabis à usage médical

Le 17 octobre 2018 passera assurément à l’histoire. Si la légalisation du cannabis à usage récréatif soulève les passions, elle soulève aussi son lot de réflexions et vient remettre en question les balises encadrant la consommation du cannabis à usage médical, légalisée depuis 2001.

Soulagement assuré?

Par l’entremise des comptes de gestion santé, le cannabis à usage médical est remboursé par la très grande majorité des assureurs. Plusieurs d’entre eux ont aussi ajusté leur offre en introduisant différents niveaux de couverture, à même les dépenses admissibles de l’assurance soins médicaux. Évidemment, les dépenses sont admissibles pour des conditions médicales bien précises, comme les douleurs neuropathiques chroniques, les douleurs ou nausées et vomissements liés au cancer et la spasticité causée par la sclérose en plaques. Cet ajout pourrait potentiellement permettre de diminuer la consommation des opioïdes, médicaments utilisés dans le traitement de la douleur.

Des recherches visent actuellement à confirmer médicalement le type de cannabis, le dosage des agents actifs (CBD et THC) et le mode d’administration (inhalation, huile ou capsule) les plus efficaces selon les conditions médicales des patients. D’ailleurs, aux yeux des assureurs, un consommateur de cannabis médicinal n’est pas systématiquement considéré comme un fumeur puisque le mode d’administration n’est pas nécessairement par inhalation, mais plus souvent par voie orale et digestive.

Nécessaire d’ajouter cette couverture à votre régime?

Au même titre que les dépenses liées à la massothérapie, l’acupuncture ou la naturopathie par exemple, il revient à votre organisation de trancher. Certains éléments de réflexion peuvent vous aider à prendre une décision éclairée : d’une part, la cohérence de cet ajout avec les valeurs organisationnelles, avec le régime d’assurance collective et avec les principes qui ont guidé la conception de l’offre de rémunération globale, et, d’autre part, le profil et les besoins des assurés du régime. Évidemment, l’analyse des avantages et inconvénients des différents scénarios est toujours de mise.

Si certaines organisations ont déjà fait savoir que leur régime ne couvrira pas ce type de dépenses, d’autres ont pris une position diamétralement opposée.

En conclusion

La réflexion entourant la couverture du cannabis à usage médical n’est pas nouvelle, mais elle est ravivée par la récente légalisation du cannabis à usage récréatif. Pour de meilleures décisions, peut-être serait-il plus sage de prendre un pas de recul sur la question, de laisser les assureurs ajuster leur offre et de remettre le tout en perspective.

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