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septembre 2020

Augmentations salariales en temps de crise : et si on voyait le verre à moitié plein?

À l’été 2020, 446 organisations réparties à travers le Canada ont participé à la 10édition de l’enquête sur les augmentations salariales. Les données, rigoureusement analysées par nos spécialistes en rémunération, permettent de dégager des tendances qui sauront sûrement éclairer vos décisions.

À VENIR : Les résultats aux questions thématiques sur les effets de la pandémie seront publiés prochainement dans un bulletin spécial. Vous y trouverez de l’information sur les mises à pied, les réductions salariales et les modifications apportées à l’offre de rémunération globale. Restez à l’affût!

NOUVEAUTÉ : Sachant que les multiples effets de la COVID-19 influenceront sans doute la détermination des augmentations salariales, les données ont été segmentées en fonction des différentes réalités.

 

Personnalisez vos analyses selon sept segments :
  • Province
  • Région
  • Chiffre d’affaires
  • Secteur d’activité
  • Type d’organisation
  • Nombre d’employés
  • Impact de la crise
Faits saillants

Le ralentissement économique à la fin du premier trimestre a provoqué une onde de choc sur les prévisions d’augmentations salariales. Le pourcentage d’organisations prévoyant un gel de salaires en 2020 se situe à plus de 20 %, comparativement à un modeste 3 % l’an dernier.

En avril 2020, nous avions effectué une analyse prédictive combinant l’évolution de certains indicateurs économiques (entre 2002 et 2019) et les résultats de nos enquêtes annuelles d’augmentations salariales. Nous avions alors présenté un scénario pessimiste avec une prédiction des budgets d’augmentations salariales oscillant entre 1,7 % et 1,9 %. Cette prédiction s’est avérée exacte, avec une moyenne nationale d’augmentation salariale établie à 1,9 %, incluant les gels.

Cependant, la pénurie de talent se fait toujours sentir et la moyenne des budgets d’augmentations des organisations qui ont accordé des augmentations en 2020 est très près de la prévision de l’an dernier, avec une moyenne nationale de 2,8 %.

2020, une année difficile pour plusieurs industries

Plusieurs secteurs ont été grandement affectés par la crise causant la diminution, voire la suspension, des augmentations salariales de 2020 pour certaines organisations. Ainsi, les budgets moyens pour plusieurs secteurs d’activités sont inférieurs à 1,5 % lorsque l’on inclut les gels salariaux, notamment :

  • Commerce de détail, et de gros, distribution
  • Fondations et aide communautaire et soin de santé
  • Information, culture et divertissement
La crise actuelle, une opportunité de croissance

Bien que la pandémie soit associée à une diminution des revenus pour plusieurs organisations, d’autres ont pu saisir cette opportunité pour croître plus rapidement. D’ailleurs, les organisations des secteurs d’activité suivants n’ont enregistré aucun gel de salaires pour 2020 et présentent une moyenne des budgets d’augmentations de 3,9 % et de 2,9 %, respectivement :

  • Service d’enseignement
  • Pharmaceutique et biotechnologique
Des prévisions optimistes malgré l’incertitude

Alors que seulement 5 % des organisations prévoient geler les budgets d’augmentation salariale de 2021, plus de 40 % des organisations sont encore indécises. Pour celles qui n’envisagent pas de gel pour 2021, les prévisions restent optimistes avec un écart de seulement – 0,1 % avec ce qui était prévu l’an dernier (2,7 % versus 2,8 %).

L’évolution des augmentations salariales

Pour une seconde année consécutive, le budget moyen au Québec, en excluant les gels, se trouve supérieur ou égal à la barre du 3 %. La moyenne pour l’Ontario a quant à elle chuté sous les prévisions de l’an dernier pour s’établir à 2,7 %.

Perspectives économiques
Ralentissement économique et incertitudes

Plusieurs facteurs ont pu influencer à la baisse les budgets d’augmentations accordés cette année et contribueront à faire planer un niveau d’incertitude élevé pour la prochaine année. Parmi ces facteurs :

  • Perspective d’une faiblesse persistante de la demande intérieure et extérieure
  • Anticipation d’une baisse notable des investissements pour plusieurs entreprises
  • Surplus de ressources humaines conduisant à des perspectives d’embauches modérées
  • Taux de chômage élevé ayant grimpé jusqu’à 13,7 % en mai dernier
  • IPC négatif à -0,4 % durant la crise, ce qui est sous la fourchette visée par la Banque du Canada de 1 à 3 %

Étant donné le nombre important d’organisations ayant opté pour des gels de salaires, les tableaux ci-dessous indiquent les moyennes calculées en excluant et en incluant ces gels.

En excluant les gels, on obtient la moyenne d’augmentation des organisations ayant accordé des augmentations ainsi que celles qui prévoient le faire dans la prochaine année. En les incluant, on obtient un portait plus global de l’ensemble de la segmentation.

 

Budget global d’augmentations salariales

Les organisations ayant accordé des augmentations (excluant les gels) ont maintenu le cap des prévisions de l’an dernier avec une moyenne d’augmentation de 2,8 %.

  • Le Québec demeure la province la plus généreuse cette année avec des augmentations moyennes de 3 % pour 2020.
  • Toutes les moyennes observées par province se situent à l’intérieur d’un écart de 0,2 % par rapport aux prévisions effectuées l’année dernière.
  • Plusieurs organisations avaient déjà enclenché ou terminé leur processus de révision salariale à la fin du premier trimestre, influençant à la hausse les budgets observés.
Augmentation de la structure salariale

La moyenne canadienne des augmentations des structures salariales accordées en 2020 s’établit à 2,2 %, en excluant les organisations ayant décidé de ne pas bouger leur structure salariale. En les incluant, la moyenne diminue à 1,4 %.

Pour les emplois syndiqués, les gels d’augmentation des structures salariales sont moins présents, avec seulement 7 % comparativement à plus de 20 % pour les emplois non syndiqués. Ceci s’explique notamment par la signature des conventions collectives qui garantit les augmentations pour une période variant de 2 à 5 ans.

Certaines organisations ont fait le choix d’ajuster leur structure salariale à la hausse, afin de conserver une politique de rémunération compétitive par rapport à leur marché de référence, sans toutefois augmenter les salaires de leurs employés. Bien que cette stratégie affecte à la baisse le positionnement des individus, ces organisations font le choix de garder leur cadre de référence des salaires aligné avec le marché, sachant que les salaires continuent d’augmenter dans le marché.