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Normandin Beaudry

Le salaire des Québécois devrait augmenter en moyenne de 2,9 % en 2015

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Communiqué NB Vol. 17 N. 8, septembre 2014

L’enquête annuelle de Normandin Beaudry sur les prévisions salariales révèle que les salaires québécois devraient augmenter en moyenne de 2,9 % en 2015. Les augmentations de structures salariales, quant à elles, demeurent stables avec en moyenne 2,0 % d’augmentation.

Les perspectives économiques pour 2015 s’annoncent positives. Le marché de l’emploi devrait retrouver son dynamisme avec une augmentation de la création d’emplois, selon les experts économiques et financiers. Le ralentissement économique observé au cours des dernières années au Québec devrait se dissiper et faire place à un rebond de la croissance économique. Malgré cela, les organisations sont toujours prudentes avec des budgets d’augmentations salariales stables pour une troisième année consécutive. Ces budgets ont augmenté depuis 2010, mais demeurent nettement inférieurs aux budgets octroyés avant la crise économique lorsque ceux-ci oscillaient plutôt autour de 3,6 %.

Les petites entreprises plus généreuses

Cette année encore, les petites organisations se démarquent du reste du marché avec des budgets d’augmentations salariales prévus en moyenne entre 3,4 % et 4,5 %. Ces budgets sont nettement au-dessus de la moyenne provinciale et plus élevés que ce qui avait été prévu en 2014.

Les moyennes organisations sont quant à elles plus prudentes avec des budgets inférieurs à la moyenne québécoise (en moyenne entre 2,3 % et 2,5 %). Ces prévisions sont également inférieures aux budgets accordés en 2014 malgré des perspectives économiques positives. De leur côté, les grandes entreprises se comparent à la moyenne provinciale et maintiennent leur indice de confiance en annonçant des budgets d’augmentations salariales 2015 supérieurs (3,0 %) à ceux accordés en 2014 (2,8 %).

Des différences régionales persistantes au Québec

Certaines régions du Québec affichent des budgets d’augmentations salariales significativement plus élevés que la moyenne québécoise, et ce, à la fois pour le réel accordé en 2014 et le prévu pour 2015.

  • Capitale-Nationale (prévu en 2015 : 3,3 % et accordé 2014 : 3,2 %);
  • Laurentides, Lanaudière, Mauricie et Saguenay-Lac-Saint-Jean (prévu en 2015 : 3,0 % et accordé 2014 : 3,3 %).

Pour une quatrième année consécutive, les organisations de la Capitale-Nationale prévoient des augmentations salariales supérieures aux organisations de Montréal, soit de 0,5 %. Cette année, la différence est marquée pour toutes les catégories d’emplois.

Malgré une légère baisse du taux de chômage à Montréal, l’écart entre les deux villes se maintient. Une explication possible est que la Capitale-Nationale, qui frôle le plein emploi, doit continuer à se distinguer pour attirer les talents.

Des augmentations salariales plus élevées dans quelques secteurs d’activité

Malgré une certaine homogénéité dans les budgets d’augmentations salariales parmi les différents secteurs d’activités, certains prévoient des budgets d’augmentations salariales supérieurs à la moyenne provinciale, notamment le secteur du commerce de détail, de gros et distribution (3,0 %), de la fabrication (3,1 %), des hautes technologies (3,0 %), des services d’enseignement (4,2 %) et des services professionnels, scientifiques et techniques (3,0 %).

Pour une deuxième année consécutive, les organisations à propriété privée disposent d'un budget d’augmentations salariales inférieur (2,7 %) aux secteurs public et parapublic (3,2 %).

La marque employeur, un levier pour accroître la performance organisationnelle

Selon les organisations ayant participé à l’enquête menée par Normandin Beaudry, les enjeux d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre sont toujours au cœur des préoccupations et la rémunération monétaire ne suffit pas à régler ces enjeux.

À la lumière des résultats, l’offre de rémunération monétaire s’avère très importante au moment d’attirer, mais l’est moins pour retenir et inciter au dépassement. L’effet inverse semble se produire pour les éléments non monétaires tels que les défis et le développement professionnel qui sont importants pour permettre aux organisations d’attirer et retenir les talents et contribuer à leur dépassement.

À propos de l’enquête

La quatrième enquête québécoise sur les augmentations salariales a été menée au cours de l’été 2014. Ce sont 124 organisations représentant plus de 337 000 employés qui ont participé permettant d’établir une base de données fiable, riche en information et représentative des réalités du Québec. Les données recueillies ont été analysées par les experts en rémunération de Normandin Beaudry. Ceux-ci en dégagent les tendances du marché du travail et présentent les prévisions salariales pour 2015 selon les réalités économiques particulières du Québec.

Pour obtenir le rapport complet de cette enquête, cliquez ici.
 

 

Pour obtenir plus de renseignements à ce sujet, communiquez avec les conseillers de Normandin Beaudry.

514.285.1122
 
630, boul. René-Lévesque Ouest, 30e étage
Montréal (Québec) H3B 1S6