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Normandin Beaudry

L'enquête québécoise sur les augmentations salariales

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Communiqué NB Vol. 16 N. 15, novembre 2013

Faits saillants 2013-2014 

Au cours de l’été 2013, Normandin Beaudry a invité les organisations du Québec à participer à la 3édition de l’Enquête québécoise sur les augmentations salariales.

Ce sont 123 organisations, représentant plus de 280 000 employés, qui ont répondu à l’appel, ce qui a permis d’établir une base de données fiable, riche en information et représentative des réalités du Québec. Les données recueillies ont été analysées par les experts en rémunération de Normandin Beaudry. Ceux-ci en dégagent les tendances du marché du travail et présentent les prévisions salariales pour 2014 selon les réalités économiques particulières du Québec.

Nous sommes persuadés que les résultats de cette enquête fourniront aux décideurs des organisations québécoises des données pointues, reflétant les réalités de leur marché de référence spécifique, qu’il soit sectoriel, géographique ou lié à la taille de l’organisation. Cette année, une attention particulière a été portée à l’approche de gestion des organisations québécoises au chapitre de la rémunération globale.

Le budget global moyen d’augmentations salariales est estimé à 2,9 % pour 2014. Il est égal au budget que les organisations prévoyaient dégager en 2013 mais légèrement supérieur à ce qui a été finalement octroyé (2,8 %). Les augmentations de structure salariale demeurent stables à 2,0 %.


   

Des perspectives économiques plutôt stables pour 2014

Les perspectives économiques pour 2014 s’annoncent positives, bien que modérées selon les experts économiques et financiers. L’endettement des ménages, toujours en croissance, combiné au coût unitaire de la main-d’œuvre, qui est élevé par rapport à la concurrence internationale, représente des risques réels pour le Québec et le Canada dans les prochaines années.

Toutefois, nous remarquons que la confiance des organisations se maintient et que les budgets d’augmentations salariales restent stables comparativement à ce que nous avons observé au cours des dernières années. Cette stabilité se reflète également auprès des différentes catégories d’emplois et auprès des employés syndiqués.


  

Vers des augmentations salariales plus homogènes

Des secteurs d’activité de moins en moins différenciés

On constate pour 2014 des budgets d’augmentations salariales assez similaires d’un secteur d’activité à l’autre.

Toutefois, certains secteurs continuent de se démarquer en proposant des budgets d’augmentations salariales supérieurs à la moyenne provinciale. C’est le cas notamment des secteurs de la fabrication, des services publics, de la finance et des assurances.

À l’inverse, les secteurs des administrations publiques, de l’industrie pharmaceutique et des biotechnologies, ainsi que le commerce de détail et de gros semblent être plus conservateurs, prévoyant dégager des budgets d’augmentations salariales inférieurs à la moyenne provinciale.

 
Nous avons également mesuré le niveau d’optimisme des organisations participantes. Ce niveau est évalué en fonction de l’écart positif entre la prévision salariale de l’an dernier et celle de cette année. Les organisations qui prévoient la plus grande augmentation de leur budget par rapport à l’an dernier figurent comme les plus optimistes.

Les secteurs de l’industrie de l’information, l’industrie culturelle et des loisirs, de la fabrication et du secteur pharmaceutique et biotechnologie figurent parmi les secteurs dont les écarts positifs sont les plus élevés. Cependant, le secteur pharmaceutique et biotechnologie que l’on retrouve parmi les plus conservateurs se retrouve parmi les plus optimistes. 

À l’inverse, les services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que les administrations publiques semblent plus pessimistes eu égard aux perspectives économiques et affichent une diminution de leur budget global moyen d’augmentations salariales par rapport aux années précédentes.

Des différences régionales persistantes au Québec

Certaines régions du Québec affichent des budgets d’augmentations salariales significativement plus élevés que la moyenne québécoise, et ce, à la fois pour le budget réel accordé en 2013 que le budget prévu en 2014 :

  • la Capitale Nationale (prévu 2014 à 3,3 % et accordé 2013 à 3,5 %);
  • le Centre-du-Québec, le Bas-St-Laurent et l’Estrie (prévu 2014 à 3,3 % et accordé 2013 à 3,2 %).

Pour une troisième année consécutive, les organisations de la Capitale-Nationale prévoient des augmentations salariales de 0,5 % supérieures aux organisations de Montréal. Cette différence est particulièrement marquée pour les emplois de la haute direction, les gestionnaires ainsi que les professionnels. Toutefois, les budgets d’augmentations sont comparables pour les emplois techniques, pour le personnel administratif et pour le personnel d’opérations entre les deux villes.

Malgré un taux de chômage qui tend à baisser à Montréal, l’écart entre les deux villes se maintient. La Capitale Nationale doit continuer à se distinguer pour attirer le talent avec une effervescence économique qui frôle le plein emploi.


Tout comme l’an dernier, les employeurs de la région de la Montérégie disposent de budgets d’augmentations salariales plus limités comparativement à l’ensemble du Québec, avec des budgets globaux moyens autour de 2,7 %, suivis de près par la région de Montréal, avec un budget global moyen de 2,8 %.

La Capitale Nationale mise sur la performance

De façon générale, nous constatons que le budget général/économique (1) est systématiquement supérieur au budget lié au rendement (2). Cependant, la région de la Capitale Nationale est la seule pour laquelle cette situation est inversée, avec un plus grand poids accordé à la performance.

Cette situation se confirme tant pour le budget accordé en 2013 que pour le budget prévu en 2014. Le plein emploi forcerait-il davantage les organisations à reconnaître la performance?

Une uniformisation des augmentations salariales… entre prudence et confiance

L’année dernière, nous observions que les PME se comparaient avantageusement aux grandes entreprises en prévoyant des budgets d’augmentations salariales supérieurs. Les budgets accordés en 2013, ainsi que les prévisions de 2014 confirment ces observations.

Cette année, c’est au tour des petites entreprises de se démarquer du marché en prévoyant des budgets d’augmentations salariales nettement au-dessus de la moyenne provinciale.

De façon générale, nous observons un phénomène de prudence chez les PME qui prévoient en 2014 des budgets d’augmentations salariales inférieurs aux budgets accordés en 2013. À l’inverse, les grandes organisations continuent de maintenir leur indice de confiance en annonçant pour 2014 des budgets d’augmentations salariales supérieurs à ceux accordés en 2013.

Une gestion de la performance à repenser?

La performance individuelle continue à être plus payante. En effet, 83 % des organisations participantes confirment que les augmentations salariales accordées en 2013 ont tenu compte du rendement individuel.

En moyenne, sur les trois dernières années, les organisations ont reconnu monétairement les plus performants de façon supérieure aux employés qui répondent aux attentes par un facteur de 1,48. Les organisations ont également sanctionné monétairement les moins performants en leur versant une augmentation inférieure à ceux qui répondent aux attentes par un facteur de 0,22.

La reconnaissance monétaire des plus performants en perte de vitesse

Par ailleurs, nous observons une tendance décroissante dans la détermination du budget d’augmentations salariales allouées aux plus performants, budget qui est passé de 5,7 % en 2011 à 3,5 % en 2013. En 2011, les organisations accordaient un budget qui allait du simple au double entre ceux qui répondaient aux attentes et ceux qui les dépassaient. Ce rapport s’est considérablement réduit puisqu’en 2013, le budget des plus performants n’était que 1,35 fois supérieur à celui de ceux qui contribuent aux attentes.

Les employés qui répondent aux attentes : les oubliés de la gestion de la performance en 2013?

Les budgets alloués aux employés qui répondent aux attentes ont été ceux qui ont subi la plus forte diminution en 2013, avec une baisse de 1,2 % par rapport à l’an dernier. Force est de constater que le budget alloué à cette catégorie (2,6 %) se retrouve en deçà du budget moyen global (2,9 %). Cela signifie que le budget des plus performants et celui des employés qui ne répondent pas aux attentes ne parviennent pas à s’équilibrer entre eux. Conséquemment, le budget des employés qui répondent aux attentes s’en trouve diminué.

Les moins performants : quelle stratégie adopter?

Même si l’on observe souvent un consensus entourant la reconnaissance des plus performants, celui-ci est moins évident pour les employés qui ne répondent pas aux attentes. Il y a hésitation entre sanction et renforcement positif.

Les tendances de cette année viennent le confirmer.

Plus du tiers des répondants n’accordent aucune augmentation salariale aux moins performants, décidant clairement de sanctionner monétairement un faible niveau de performance individuelle.

Par contre, plus de la moitié adopte une position moins extrême en allouant un budget moyen de 1,3 % à leurs employés qui ne répondent pas aux attentes. En procédant ainsi, dans un contexte de budget d’augmentations salariales limité, les organisations diminuent leur capacité à distinguer la performance.

Cliquez ici pour télécharger le rapport complet (PDF, 1 Mo)

 

Pour obtenir plus de renseignements à ce sujet, communiquez avec les conseillers de Normandin Beaudry.

514.285.1122
 
630, boul. René-Lévesque Ouest, 30e étage
Montréal (Québec) H3B 1S6