Publications

  • Agrandir le texte
  • Rapetisser le texte
  • Imprimer
Normandin Beaudry

L'impact des fusions et acquisitions sur l'indice composé S&P/TSX

LinkedIn

noir sur blanc

Communiqué NB Vol. 10 N. 11, août 2007

Au cours des dernières années, un nombre grandissant de sociétés canadiennes ont fait l’objet de fusions ou acquisitions. Cette tendance a culminé récemment avec les acquisitions de BCE et Alcan, par Teachers et Rio Tinto respectivement, dont les transactions devraient être complétées au cours des six prochains mois. Les fusions et acquisitions ont eu pour effet de modifier le contenu du marché boursier canadien et par le fait même, son indice de référence, l’indice composé S&P/TSX.

Le contexte économique mondial a été et continu en 2007 d’être marqué par la forte croissance de pays émergents, tels la Chine et l’Inde, ce qui soutient une forte demande en matières premières. De plus, lors des dernières années, les banques centrales des pays industrialisés ont maintenu les taux d’intérêt à un niveau relativement bas malgré leurs récentes hausses. Ces conditions favorisent une bonne santé financière des entreprises et la création d’importantes liquidités.

Ce contexte a mis la table à la série de fusions et acquisitions que connaît le marché boursier canadien depuis quelques trimestres. Les acquéreurs sont principalement des compagnies étrangères et des fonds de capital privé. Cette vague a pour effet d’alimenter à la hausse les cours boursiers canadiens, les acquéreurs offrant une prime pour les titres des compagnies ciblées par les transactions. Selon certains analystes, plus de 40 % de la hausse de l’indice composé S&P/TSX au cours de la période d’un an se terminant au 31 mai 2007 est attribuable aux activités de fusions et acquisitions.

Cette nouvelle réalité a également pour conséquence de diminuer le nombre de titres canadiens à forte capitalisation. Lorsque toutes les transactions seront complétées, tel qu’indiqué dans le tableau ci-dessous, onze sociétés parmi les cent plus grandes en terme de capitalisation boursière au sein de l’indice composé S&P/TSX auront été retirées du marché canadien.

 

PRINCIPALES PRISES DE CONTRÔLE LORS DES DERNIERS MOIS

AcquéreurCibleSecteurRang dans
l'indice(*)
Poids dans
l'indice(*)

Royal dutch shellShell Canada Énergie   93,2 %
Teachers BCE Télécomm. 192,3 %
Rio Tinto Alcan Matériaux 222,0 %
Xstrata Falconbridge Matériaux 261,5 %
CVRD Inco Matériaux 381,1 %
Barrick GoldPlacer Dome Matériaux 401,0 %
Advanced Micro DevicesATI Technologies Technologie 530,4 %
Kinder Morgan Terasen Énergie 690,3 %
Marathon OilWestern Oil Sand Énergie 800,3 %
Svendkt Stal AB Ipsco Matériaux 830,2 %
Arcelor Dofasco Matériaux 890,2 %

 

(*)Données de la capitalisation boursière de l’indice en date de mai 2006.

L’impact de la prise de contrôle de ces onze sociétés est estimé à 12,5 % sur l’indice composé S&P/TSX, seule la transaction impliquant Barrick Gold et Placer Dome demeure capitalisée sur le marché canadien.

Le nombre décroissant de titres à forte capitalisation disponibles réduit l’importance du marché canadien à l’échelle mondiale, représentant moins de 3 % de la capitalisation boursière mondiale. Malgré que la plupart des transactions visent les secteurs de l’Énergie et des Matériaux, l’indice composé S&P/TSX demeure très concentré dans trois secteurs, soit ceux de l’Énergie, des Matériaux et des Services financiers. À eux seuls, ces trois secteurs comptaient pour 75 % de l’indice composé S&P/TSX en date du 30 juin 2007.

En conclusion, de nombreux facteurs incitent les investissements institutionnels à préconiser une diversification accrue des actifs à l’étranger : la diminution du nombre de titres à grande capitalisation, la concentration de l’indice de référence au sein de trois importants secteurs, la forte appréciation du dollar canadien au cours des dernières années de même que les excellents rendements générés par le marché canadien.

 

Pour obtenir plus de renseignements à ce sujet, communiquez avec les conseillers de Normandin Beaudry.

514.285.1122
 
630, boul. René-Lévesque Ouest, 30e étage
Montréal (Québec) H3B 1S6