Career

  • Increase font size
  • Decrease font size
  • Print
Normandin Beaudry

Consulting myths

Le domaine de la consultation en actuariat peut parfois sembler mystérieux. Plusieurs questions restent souvent sans réponse et c’est pourquoi nous tenterons ici de répondre à quatre des questions les plus courantes au sujet du métier de consultant : Y a-t-il encore de l’emploi en régimes de retraite malgré la terminaison de certains régimes à prestations déterminées? Un finissant en actuariat a-t-il besoin de détenir de fortes connaissances en programmation? Un consultant travaille-t-il vraiment 60 heures par semaine? Ma formation universitaire est-elle suffisante pour m’adapter à mon premier emploi?

1- Y a-t-il encore de l’emploi en régimes de retraite malgré la terminaison de certains régimes à prestations déterminées?

Il est vrai qu'on constate, depuis quelques années, la terminaison de certains régimes à prestations déterminées. Il n'y a cependant pas lieu de s'inquiéter, puisque cette situation ne mènera pas à une pénurie de travail dans le domaine des régimes de retraite. En fait, les actuaires devront composer avec une nouvelle réalité : aider les organisations à se doter d'un régime de retraite qui répond aux besoins de leurs employés, tout en respectant un budget plus serré de l'employeur. De plus, même les entreprises offrant un régime à cotisations déterminées ont besoin de l'expertise d'un actuaire afin de se trouver un fournisseur de services (ex. : une compagnie d'assurance détenant une plateforme de gestionnaires) et rédiger un rapport de suivi de performance. Enfin, il est important de noter que les régimes de retraite à prestations déterminées seront encore toujours très utiles pour un nombre important d'organisations. 

2- Un finissant en actuariat a-t-il besoin de détenir de fortes connaissances en programmation?

Seuls quelques actuaires, surtout ceux qui ont un intérêt marqué envers l’informatique, passent une grande partie de leur temps à programmer. La majorité des consultants sont des utilisateurs de programmes plus ou moins complexes. Il est certain qu’un logiciel comme Excel est très utilisé dans le cadre du travail. Il se peut donc qu’un consultant ait à se mettre les mains à la pâte afin de modifier une partie d’un programme (VBA, C ++ ou un autre langage). Aucune crainte à avoir, cependant, puisque tout bureau de consultation offre aux employés qui le désirent des séances de formation en informatique.

3- Un consultant travaille-t-il vraiment 60 heures par semaine?

Il est faux de penser que tous les consultants travaillent 60 heures par semaine! Comme dans tout travail, il se peut que les délais soient serrés (certaines de ces exigences pouvant venir d’un client, de législations ou même d’un autre collègue de travail) ou que certaines semaines soient plus chargées que d’autres. Par contre, l’horaire de travail d’un consultant est généralement stable et ce n’est que quelques fois par année où il est nécessaire de doubler ses efforts! 

4- Ma formation universitaire sera-t-elle suffisante pour m’adapter à mon premier emploi?

Bien que très complètes, les études universitaires ne suffisent pas à tout connaître! Dans le monde de l’actuariat, il existe un grand nombre de lois que les cours ne peuvent aborder. L’expérience et les examens professionnels vous permettront d’en apprendre davantage à ce sujet. Le baccalauréat est souvent orienté vers des concepts avancés de probabilités et de mathématiques, lesquels sont utiles lors des quatre premiers examens de la SOA/CAS. Lors d’un premier emploi, il y a beaucoup d’apprentissage à faire au sujet des lois entourant les régimes de retraite, les avantages sociaux ou le domaine de la finance. Le défi d’un nouvel emploi en est aussi un d’adaptation : on doit comprendre une nouvelle approche, maîtriser de nouveaux outils et programmes. C’est à ce moment que le monde du travail s’ouvre à nous : on adapte la théorie à la pratique. Quel défi stimulant!