Carrière

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Normandin Beaudry

Les langues et l'informatique au travail

Depuis le début de vos études, vous vous efforcez d’obtenir de bons résultats académiques et investissez beaucoup d’efforts dans la réussite de vos examens professionnels afin d’occuper un emploi stimulant et intéressant. De surcroît, on vous dit désormais que pour faire bonne impression envers les recruteurs, vous devez démontrer de multiples compétences, tant au niveau des activités parascolaires que des expériences de travail antérieures. Et ce n’est pas tout! Vous devez également faire preuve d’aisance dans un environnement informatisé et parler et écrire le français et l’anglais correctement.

Nous traiterons ici des attentes des recruteurs en actuariat conseil vis-à-vis vos connaissances linguistiques et informatiques. 

1- Quelles sont les attentes des recruteurs vis-à-vis vos connaissances linguistiques?

Au cours de votre travail, vous serez appelé à communiquer avec diverses personnes, tant oralement que par écrit.

Au Québec, la majorité des communications se font en français. Il est donc essentiel de maîtriser la langue de Molière. De plus, à l’heure du courrier électronique, beaucoup de ces communications se font par écrit. Bien que le monde du travail souhaite faire les choses de plus en plus rapidement, le langage inspiré des conversations « chat » et « texto » n’est pas une habitude de mise dans un environnement professionnel. Dans un tel contexte, il va sans dire que chacun de vos courriels devient une mini-rédaction, puisqu’un texte sans faute d’orthographe démontrera votre professionnalisme et votre souci du détail. En prenant exemple sur des communications antérieures faites aux clients par vos collègues, vous devriez rapidement vous familiariser avec ce mode de fonctionnement.

2- Au Québec, à quel point l'anglais est-il nécessaire pour travailler?

Au Québec, nous avons la chance de travailler avec plusieurs organisations pan-canadiennes. Leur siège social peut être basé au Québec ou une organisation peut y avoir des opérations. Il est donc probable que vous vous retrouviez dans des situations où vous devrez communiquer en anglais. Bien s’exprimer en anglais et savoir l’écrire pourrait vous permettre de travailler sur ce type de dossier et ainsi vous ouvrir des portes pour des projets touchant plus d’une province canadienne. Ce sera une corde de plus à votre arc. Il est clair, toutefois, que le vocabulaire propre à votre travail se développera avec votre expérience et vos examens professionnels.

3- Quel est le niveau de connaissances informatiques nécessaires?

En débutant votre journée de travail, la première chose que vous ferez sera d’ouvrir votre ordinateur. Cet outil fera partie de votre quotidien et vous travaillerez principalement avec le logiciel Excel. Il est donc essentiel de bien le connaître et de maîtriser ses différentes fonctions. Par exemple, pour automatiser certaines opérations, Visual Basic est très utile. La connaissance de tout langage informatique vous familiarisera finalement avec la logique de programmation à la fois utile dans Visual Basic, mais aussi dans le langage informatique utilisé par votre employeur pour des programmes développés à l’interne.

4- Concrètement, à quoi serviront mes connaissances informatiques?

Ceci dépendra du champ de pratique dans lequel vous évoluerez et des travaux à effectuer dans le cadre de votre travail. Par exemple, une évaluation actuarielle de retraite ou d’assurance collective demande généralement une bonne compréhension d’un langage de programmation. D’autres travaux, comme la modélisation de portefeuilles de placement, peuvent quant à eux être effectués à l’aide de Excel.

5- Si l'informatique n'est pas ma tasse de thé, puis-je travailler en consultation?

Au début de votre carrière vous serez probablement appelé à faire la majorité de vos travaux à l’aide de Excel ou des programmes développés à l’interne. Avec des connaissances des multiples fonctions de base et un peu de curiosité, vous devriez être en mesure d’accomplir les tâches qui vous sont confiées. Certains collègues pour lesquels l’informatique est une force pourront également vous donner un coup de main lorsque vous atteindrez vos limites. Vous pourrez le leur rendre en les aidant dans un autre domaine. À chacun ses forces!